Le Quotidien de l’art – Drouot reste le lieu idéal pour vendre des livres

Le Quotidien de l’art – Drouot reste le lieu idéal pour vendre des livres

Au premier étage de la rue Bonaparte, à Paris, classés par périodes, les ouvrages précieux de Pierre Bergé patientent dans la bibliothèque jadis consacrée à sa documentation. L’homme d’affaires, collectionneur et mécène a décidé de s’en séparer à travers une série de ventes qui débuteront – par un chapitre littéraire – en décembre prochain à Drouot sous le marteau de sa propre société, Pierre Bergé & Associés, en association avec Sotheby’s.

Un triumvirat d’experts, Stéphane Clavreuil, Benoît Forgeot et Michel Scognamillo – bibliothécaire de Pierre Bergé depuis une dizaine d’années et qui a dressé son catalogue privé -, est actuellement en train d’évaluer les pièces d’une collection de livres qui est, selon Michel Scognamillo, « au moins comparable en valeur à celle de Pierre Berès », dont la dispersion dans les années 2000 avait fait date.

À lui seul, l’exemplaire de Madame Bovary avec envoi à Victor Hugo pourrait valoir plusieurs centaines de milliers d’euros. Mais la première vente offrira bien d’autres pépites, tel le manuscrit de Nadja d’André Breton ou celui des Noces d’Hérodiade de Mallarmé. Cette bibliothèque, c’est une histoire antérieure à Yves Saint Laurent, remontant aux années avec Bernard Buffet. Un jardin secret sur lequel Pierre Bergé a accepté de se confier en exclusivité au Quotidien de l’Art.

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